Nos Projets

Un éco-village à Koloko

 

 

 

 

 

 

 

Koloko, village situé à l’extrême Ouest du pays dans la province du Kénédougou, est classé parmi les provinces les plus attrayantes du Burkina Faso, tant par son potentiel agricole que par son potentiel culturel.

La population du Kénédougou attache beaucoup d’intérêt à sa culture. Plusieurs manifestations peuvent être signalées telles le Kômô (danse des masques sacrée) et d’autres cérémonies rituelles.

De nombreux sites touristiques importants (sources permanentes, grottes, ruines, vergers, mares aux crocodiles sacrés, etc.) sont, entre autres, des atouts pour cette région.
Mais faute d’infrastructures d’accueil, ce riche potentiel touristique est inexploré.

Dans cet objectif, l’association Ben Kadi a initié avec le soutien de la municipalité de Koloko l’implantation d’un éco-village sur la commune. Ainsi, grâce à une source de revenus réguliers, l’éco-village permettra d’autofinancer des actions de réhabilitation, sanitaires, culturelles, éducatives, …

L’éco-village

Dans l’appellation éco-village, Ben Kadi entend développer: l’économie, l’écologie et l’écocitoyenneté.

L’économie

Chef lieu de commune, Koloko accueille dans son CEG plus de 300 jeunes venant des 20 villages voisins. Des services administratifs et de santé y sont installés. Le village, au bord de la frontière, est le dernier village avant le Mali.

Un pôle d’accueil pourrait héberger les autochtones de passage, mais aussi permettre de développer un tourisme solidaire au profit des 20 000 habitants de la localité.
Ce centre en co-gérance entre l’association locale des jeunes et Ben Kadi, permettra de valoriser les produits et le savoir-faire des locaux et contribuera aussi à réduire l’exode rural et insuffler une envie d’entreprendre chez les jeunes de la commune.

Grâce à l’apport des revenus, l’ouverture d’un centre d’artisanat, la réhabilitation d’écoles et de dispensaires, ainsi que de la maison des jeunes et de la femme sont envisagées.

L’écologie

case

La construction des cases réalisée par les artisans locaux avec l’aide de l’association se fait dans le strict respect des traditions, afin que celles-ci s’intègrent complètement au paysage et aussi permettent aux bénéficiaires de s’approprier le projet.

Le forage d’un puits fait partie des projets afin de subvenir aux besoins des voyageurs mais aussi des locaux; dans un souci de préservation des ressources en eau, Ben Kadi inclut également dans ses actions furures, un récupérateur d’eau de pluie.

L’écocitoyenneté

L’objectif premier de l’éco-village est placé sous le signe de l’échange et du partage.
Les occupants des cases devront respecter les règles de la vie en société afin de permettre des échanges et rencontres de qualité au grand bonheur de tous.

Historique du projet

2008: Obtention d’un terrain à Koloko pour l’installation de cases dans le but de développer une économie pérenne dans le village.

2009: Le Président et la Vice-présidente se sont rendus à Koloko:

  • création d’ une représentation locale de l’Association Ben Kadi à Bobo-Dioulasso (démarches administratives auprès du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation), ce qui facilitera la gestion des actions au Burkina. Messieurs Ousmane et Yacouba TRAORE , à Bobo Dioulasso et Brahima Traoré, aidé par Héma, à Koloko en sont les représentants.
  • ouverture d’un compte bancaire pour régler les factures des actions. Une double signature sera nécessaire pour toutes les opérations bancaires.
  • échanges avec les jeunes de l’Association Yeleen, partenaire dans la construction de l’éco-village.

2009-2010: Dans le cadre de ses études (Master 2 d’Entrepreneuriat), Karim PARE , étudiant burkinabè au Pôle Universitaire de Vichy, s’est vu confier la mise en route de l’éco-village. Une convention de stage a été signée entre l’association et l’Université d’Auvergne.
Sa présence à Koloko de mi-novembre 2009 à mi-janvier 2010 a permis:

  • la population s’est appropriée ce projet de développement d’économie locale
  • la construction des trois premières cases en respectant le cahier des charges: construction traditionnelle avec des matériaux et des artisans locaux, achat dans le village du ciment et du bois
  • l’implication des sages du village pour donner leur aval et les conseils d’implantation des bâtiments (orientation conforme à la tradition, fonctionnement du chantier selon les traditions locales)
  • la réalisation d’un puits

Pour manifester leur satisfaction, les anciens et les villageois ont organisé une fête pour le départ de Karim et lui ont offert une tenue de cérémonie traditionnelle Sénoufo, marque d’estime et de confiance.

2011-2012 :

  • finition des trois cases en briques de latérite (toiture, crépissage)
  • mobilier intérieur (lit, table et fauteuils en bambou)
  • toilettes extérieures (latrines)
  • équipement de la cuisine (réchaud à gaz Butane, vaisselles…)
  • construction d’un apatam provisoire sur le site
  • réalisation d’un puits perdu derrière chaque case

 Perspectives du projet à l’horizon 2013-2014

Le décor étant planté, Ben Kadi, avec l’appui de ses partenaires s’organise dans un avenir proche afin de:

  • terminer et aménager les cases en construction
  • réaliser le forage
  • construire une clôture
  • construire l’apatam définitif, la cuisine (restaurant), la salle à manger, les commodités

Ces projets nécessitent des fonds importants et aussi des voyages sur place.

Pages : 1 2